(Avec Osservatorio Balcani e Caucaso) – Jülide Yazıcı, 32 ans, est arrivée à l’aéroport de Tirana le 4 août avec l’intention de retrouver sa famille, mais la police aux frontières albanaise l’a aussitôt retenue à la suite d’une demande d’arrestation internationale émise par la Turquie quatre mois plus tôt.
Trois jours plus tard, le 7 août, le tribunal de première instance de Tirana a ordonné son placement en détention provisoire dans l’attente de l’issue de la procédure d’extradition. À l’audience, elle a déclaré faire l’objet de poursuites pour des motifs politiques ajoutant que sa vie serait en danger si elle était renvoyée en Turquie. Le juge a fait droit aux arguments de l’accusation. Elle a été transférée à la prison pour femmes de Pojskë, près de Pogradec, à 150 kilomètres de Tirana, où elle est toujours détenue.
Le 21 août, la cour d’appel a confirmé son maintien en détention. Son avocat a fait valoir qu’il n’existait aucun risque de fuite et qu’elle pouvait être placée en résidence surveillée, mais la Cour a rejeté cet argument. Les juges ont estimé qu’elle aurait pu tenter de retourner en France et que les questions relatives à son statut de réfugiée seraient examinées lors d’une audience ultérieure consacrée à la procédure d’extradition proprement dite.
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