Courrier des Balkans

Interview de Zoran Djindjic

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Zoran Djindjic, président du Parti démocratique de Serbie, avait cosigné
avec le président monténégrin Milo Djukanovic, la semaine dernière, une
déclaration dans laquelle les deux hommes faisaient de la
démocratisation et du départ de Slobodan Milosevic des conditions de
survie de la Fédération yougoslave. Le Courrier des Balkans a rencontré
Zoran Djindjic, qui vit désormais au Monténégro.

Propos recueillis par Jean-Arnault Dérens Le Courrier des Balkans : Quand êtes-vous arrivé à Podgorica ? Zoran Djindjic : Il y a une semaine. Je suis resté à Belgrade durant les premières semaines de bombardement de l’OTAN, mais désormais le risque est trop grand que la police ne m’arrête. De toute manière, je suis plus utile ici, où je peux parler librement, qu’à Belgrade, où toute voix indépendante est censurée, où les médias sont sous le strict contrôle du régime. Il n’est pas facile d’être opposant à Belgrade, pris entre les bombardements de l’OTAN et la pression du régime. Je reste néanmoins en contact quotidiens avec les cercles démocratiques de (...)

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