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Littérature : écrire dans la langue de l’exil

Aleksandar Hemon en anglais, Saša Stanišić en allemand, Velibor Čolić en français, sans oublier le grand Panaït Istrati, mais aussi l’écrivain albanais Gazmend Kapllani qui écrit en grec : ils sont nombreux ces écrivains originaires des Balkans à avoir choisi de s’exprimer dans la langue de leur exil, de leur pays d’accueil. Cas particulier, Herta Müller, prix Nobel de littérature, est issue de la communauté allemande de Roumanie. Adopter une langue étrangère change-t-il la manière d’écrire et le regard que l’on porte sur son pays ?

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Saša Stanišić, Origines, Paris, Stock, 2021, traduit de l’allemand, 414 pages, 23 euros

Pajtim Statovci, La traversée, Paris, Buchet-Chastel, 2021, traduit du finlandais, 272 pages, 21 euros

Velibor Čolić, Le Livre des départs, Paris, Gallimard, 2020, 182 pages, 19 euros

Velibor Čolić, Manuel d’Exil, Paris, Gallimard, 2016, 208 pages

Elitza Gueorguieva, Les cosmonautes ne font que passer, Paris, Gallimard, 2016, 184 pages

Gazmend Kapllani, Le pays des pas perdus, traduit du grec par Françoise Bienfait, Paris, Intervalles, 2019, 140 pages, 17 euros

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