C’est l’épilogue d’une saga judiciaire qui aura duré près de vingt ans. Branimir Glavaš, figure centrale et controversée de la vie politique croate, a vu son sort quasi definitivement scellé par la justice croate. Le 10 juin dernier, la Haute Cour pénale de Croatie (Visoki kazneni sud) a prononcé sa condamnation définitive à sept ans de prison pour les exactions commises à Osijek en 1991. Les magistrats ont ainsi reconnu qu’en sa qualité de commandant en chef de la défense d’Osijek, il avait orchestré une campagne de terreur contre des civils serbes, dans les affaires dites du « Garage » et du « ruban adhésif ».
Bien que liées l’une à l’autre, Branimir Glavaš comparaissait pour deux affaires distinctes. Dans le premier volet du proces, l’« affaire du Garage », Glavaš et ses hommes ont été reconnus coupables d’avoir détenu illégalement et d’avoir torturé leurs victimes séquestrées dans les sous-sols du Secrétariat à la défense nationale. Soumises à de violents interrogatoires, elles y subissaient divers sévices : décharges électriques, passages à tabac et ingestion forcée d’acide de batterie, entraînant des lésions internes fatales.
Dans le second volet, l’affaire dite du « ruban adhésif », Branimir Glavaš et ses hommes ont été reconnu coupables d’assassinats. Pour empêcher toute résistance et étouffer les cris de leurs victimes, les subordonnés de Branimir Glavaš ligotaient les captifs et leur scellaient la bouche avec du gros ruban adhésif. Les prisonniers étaient ensuite conduits sur les berges de la Drave, où ils étaient abattus d’une balle dans la tête avant que leurs corps ne soient jetés à l’eau et emportés par le courant.
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