Mercredi, à Athènes, sur les pancartes des étudiants grecs, des messages en français ont émergé en solidarité avec le mouvement étudiant enclenché en France il y a quelques jours. « Étudier ou survivre ? », « La beauté est dans la rue », ou encore « Le monde est à nous », pouvait-on ainsi lire. Pour Maria, lycéenne, qui a participé à la mobilisation qui a rassemblé quelque 20 000 personnes dans une cinquantaine de villes grecques, « la jeunesse française explique un malaise similaire à celui qui existe en Grèce. Nous avons les mêmes problèmes, des bâtiments vétustes avec des établissements qui n’ont pas de chauffage ou des toitures qui sont tombées, un manque d’enseignants avec des classes surchargées et surtout un avenir qui nous effraye avec peu de débouchées professionnelles en Grèce si on ne veut pas travailler dans le tourisme. »
Le gouvernement Mitsotakis sape systématiquement l’éducation publique, dont tous les niveaux souffrent d’un manque de personnel et de ressources
Selon le parti de gauche Syriza, « le gouvernement Mitsotakis sape systématiquement l’éducation publique, dont tous les niveaux souffrent d’un manque de personnel et de ressources ». « Nous avons atteint le point critique où des centaines d’étudiants ne peuvent s’inscrire dans les universités où ils ont été admis, en raison du coût exorbitant du logement et de la vie», poursuit le communiqué du parti.
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