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Que s’est-il passé sur les scènes de Bosnie-Herzégovine depuis que les armes se sont tues ? Que s’est-il passé dans les bars, les petites salles, les festivals, les sous-sols, les cours improvisées en mini-scènes de concert ? Pour assembler cette playlist 1995-2020, nous avons fait appel à notre « raja » bosnienne. Quatre proches venus des quatre coins du pays, certains l’ont quitté, d’autres y vivent toujours.
Des quarantenaires qui se sont battus pour soutenir, à bout de bras le plus souvent, une culture indépendante aujourd’hui mal en point. Voilà leur rétrospective en dix titres emblématiques, autant de témoignages d’une scène musicale diverse, enragée et emprunte d’une puissante ironie. Kaléidoscope d’une Bosnie-Herzégovine créative et vivante.
Vingt ans plus tard, la Slovénie de Miro Cerar s’inspire-t-elle d’Édouard Balladur et Jacques Toubon ? Une nouvelle loi, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet 2016, prévoit la diffusion de quotas de chansons slovènes à la radio. L’objectif avoué, tenter de renforcer la (petite) création locale, en peine face aux mastodontes anglo-saxons. Hormis les stars du rock industriel Laibach (Ljubljana dans la langue de Goethe), bien peu d’artistes slovènes ont connu le succès hors des frontières nationales. Aujourd’hui, Denis Jašarević aka Gramatik a repris le flambeau, mais depuis Brooklyn. Vu la petitesse de la scène slovène et le peu de locuteurs, il est difficile d’exporter. Positionnée tout à l’ouest de la Yougoslavie, la Slovénie a longtemps incarné l’avant-garde musicale dans la fédération titiste. C’est par là qu’est d’abord arrivé le rock n’ roll dans les années 50, puis le punk à la fin des 1970s. Voilà un panorama subjectif de 50 années de rock slovène.