Albanie : le pouvoir durcit la répression, les étudiants restent mobilisés

Interdiction de manifester pendant 72 heures, lourdes sanctions financières… Le gouvernement Rama choisit la répression, les étudiants dénoncent une restriction de l’espace démocratique.

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Albanie : le pouvoir durcit la répression, les étudiants restent mobilisés
Tirana le 24 octobre.© Etleva Merk

En Albanie, manifester est-il en train de devenir un acte à risque ? La question suscite un vif débat depuis l’adoption, le 28 octobre, de plusieurs actes normatifs du gouvernement visant à encadrer plus strictement les rassemblements publics, dans un contexte marqué par les mobilisations étudiantes et citoyennes, notamment celles du mouvement des Flamants roses.

Le premier texte modifie la législation sur les rassemblements publics. La police peut désormais interdire ou restreindre une manifestation pendant 72 heures renouvelables, aux abords d’institutions publiques, éducatives ou sanitaires lorsqu’elle estime qu’il existe un « risque réel, sérieux et imminent » de violences ou de dégradations. Elle peut également instaurer des « zones protégées » autour de sites jugés sensibles, tels que des gares, des aéroports, des hôpitaux ou des monuments, et éloigner les personnes de ces périmètres pendant 48 heures.

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