Turquie : avec Erdoğan, la scène musicale indépendante sous pression

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Attentats, coup d’État, répression : en Turquie, la vie culturelle pâtit du climat de peur et de violence. Dans ce contexte, les artistes indépendants voient leur espace de création se réduire à peu de chagrin. Cet hiver, l’exigeant festival berlinois Club Transmediale, rendez-vous incontournable des musiques electroniques d’avant-garde avait convié trois artistes turcs pour témoigner. Reportage.

Par Louis Seiller Depuis le début des années 2000, la Turquie a connu de profonds changements politiques, mais également culturels. Et cela a eu d’importantes répercussions pour les artistes indépendants. À Istanbul, les musiciens ont ainsi vu leur environnement, jusqu’alors ouvert et tolérant, totalement bouleversé. Face à la révolution conservatrice et autoritaire initiée par Recep Tayyip Erdoğan et son parti de la Justice et du développement (AKP), la création devient chaque jour plus compliquée pour les scènes musicales indépendantes. Djette et productrice connue sous le nom de Queen of Eklektik BerlinIstan, Ipek Ipekçioğlu partage son temps (...)

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