La Turquie, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie : intérêts économiques vs. influence politique ?

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L’heure est désormais au pragmatisme. La Turquie investit bien plus en Serbie qu’en Bosnie-Herzégovine, malgré les relations historiques qui unissent Sarajevo à Ankara. Car bien que la guerre fasse rage en Syrie, Recep Tayyip Erdoğan n’entend pas renoncer à son influence traditionnelle dans les Balkans.

Par Alfredo Sasso Fin janvier, le sommet qui a rassemblé à Istanbul Bakir Izetbegović, le membre bosniaque de la présidence tripartite de Bosnie-Herzégovine et le Président serbe Aleksandar Vučić, a rappelé avec force l’influence de la Turquie dans les Balkans. Durant toute la dernière décennie, les analystes de la région évoquaient la politique « néo-ottomane » d’Ankara, en soulignant les rapports privilégiés que la Turquie entretenait avec les Bosniaques de Bosnie-Herzégovine, notamment dans les domaines de l’éducation, de la culture et des médias. Or, depuis l’éclatement de la guerre en Syrie, les intérêts de Recep Tayyip Erdoğan semblent bien (...)

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