Serbie : les déplacés internes, ces oubliés des centres collectifs

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Vingt ans après la fin de la guerre du Kosovo, des dizaines de milliers de déplacés internes vivent toujours en Serbie dans la misère et la précarité. Depuis la fermeture officielle des centres collectifs, beaucoup se retrouvent même privés d’aide humanitaire, d’adresse légale et de sécurité sociale. Une enquête de Mašina.

Traduit et adapté par Nikola Radić Vingt ans après la fin de la guerre au Kosovo, on compte toujours quelque 200 000 déplacés internes en Serbie, dont 70 000 seraient « dans le besoin », selon la terminologie du Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés (UNHCR), c’est-à-dire qu’ils rempliraient l’un ou plusieurs critères de difficulté, tels que des revenus inférieurs au seuil de pauvreté, de mauvaises conditions sanitaires, le non accès à l’eau ou à l’électricité, un handicap mental ou physique, etc. Cela fait vingt ans que ces déplacés vivent « temporairement » dans des centres collectifs, souvent d’anciennes baraques d’entreprises (...)

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