Informatique en Serbie : vendre de la main-d’œuvre à bas-coûts plutôt que d’innover

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Belgrade vient d’accorder 9,5 millions d’euros d’aides publiques à Continental, le géant allemand du pneu pour qu’il développe en Serbie des logiciels. Une décision qui provoque la colère des chefs d’entreprises du secteur informatique. Ils dénoncent la stratégie court-termiste du pouvoir, qui se contente de vendre sa main-d’œuvre à bas-coûts au lieu d’investir dans la recherche et développement. Interview.

Propos recueillis par Radoslav Ćebić À 30 ans, Nenad Milanović est à la tête d’une entreprise informatique qui emploie 70 personnes, COING, membre de l’association Vojvodina ICT Cluster (VOICT). Depuis Novi Sad, le chef-lieu de la Voïvodine, la province autonome septentrionale serbe, il vend ses services à de grandes entreprises occidentales, mais aussi et surtout, il développe avec son équipe le logiciel Clockify, une application servant à la gestion et l’optimisation du temps de travail, qui a trouvé une place de choix sur le marché mondial des applications et logiciels informatiques. Vreme (V.) : Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est (...)

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