Littérature : traduire pour retisser des liens entre les peuples des Balkans

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Comment se reflète la méconnaissance de l’autre dans les littératures albanaise, serbe, croate ou bosnienne ? Comment changer les préjugés et renouer des liens ? Des éditeurs et traducteurs se battent pour faire tomber les barrières qui divisent trop souvent les peuples des Balkans.

Traduit par Nerimane Kamberi « Avez-vous des livres d’auteurs albanais ou kosovars ? » C’est la question que nous avons posée à plusieurs éditeurs et libraires à Belgrade, Novi Sad, Sarajevo et Banja Luka. Les réponses les plus fréquentes étaient « non » ou alors « attendez que je regarde... Non ». Vladimir Manigoda, de la maison d’édition serbe Kontast, tente une explication : « Il n’y a pas suffisamment de traductions pour susciter un mouvement d’intérêt pour les auteurs des autres langues de la région ». Pour Matija Boshnjak, de la maison d’édition Connectum à Sarajevo, il n’y a pas d’obstacle majeur pour trouver des œuvres d’auteurs albanais (...)

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