La Croatie et la Serbie ont-elles honte de leur héritage antifasciste ?

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Nom de rues effacés, monuments démolis ou laissés à l’abandon... En Croatie et en Serbie, les autorités cherchent à cacher l’héritage de la lutte antifasciste comme la poussière sous le tapis. Et à réhabiliter, au contraire, des collaborateurs notoires. Sans jamais évoquer les questions qui fâchent, comme la participation à l’Holocauste. Entretien croisé.

Traduit et adapté par Nikola Radić (article original) Tvrtko Jakovina et Dubravka Stojanović sont historiens. Le premier enseigne à l’Université de Zagreb, la seconde à celle de Belgrade. Omer Karabeg (O.K.) : En Croatie, les monuments aux partisans ont été massivement abattus dans les années 1990. Aujourd’hui, on continue de les enlever sous prétexte de rénover les parcs. Qui gênent-ils ? Qu’en est-il en Serbie ? Tvrtko Jakovina (T.J.) : Je dirais qu’ils gênent surtout des gens comme le maire de Peršić, Ivan Turić, celui-là même qui a menacé des enfants roms en tirant des coups de fusil en l’air. Le problème est que des individus dans son (...)

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