Kosovo : la justice internationale et l’impossible récit de la lutte de libération nationale

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Après l’inculpation des anciens dirigeants de l’UÇK, le Kosovo reste sous le choc. La justice transitionnelle est-elle possible ? Peut-elle contribuer à établir un narratif apaisé de la guerre et de l’après-guerre ? Regards croisés de trois intellectuels kosovars.

Propos recueillis par Belgzim Kamberi Journaliste, Enver Robelli est éditorialiste à Koha Ditore, et contribue à plusieurs médias allemands et suisses ; Dukagjin Gorani est sociologue ; Bekim Blakaj est directeur du Centre du droit humanitaire au Kosovo. Le Courrier des Balkans (CdB) : Comment commentez-vous les réactions de l’opinion publique du Kosovo face aux premiers actes d’accusation lancés par les Chambres spécialisées contre les anciens dirigeants de l’UÇK ? Enver Robelli (E.R.) : Il s’agit de réactions émotionnelles sans analyse froide. En effet, ces actes d’accusation ont été précédés d’une longue période de non-divulgation de (...)

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