Kosovo : sans justice ni réconciliation, pas de dialogue possible

| |

Alors qu’on attend les premières accusations de la nouvelle Chambre spécialisée pour les crimes de guerre au Kosovo, les dirigeants de Pristina n’ont aucune envie d’ouvrir le lourd dossier des personnes portées disparues. Comme leurs homologues serbes, ils préfèrent alimenter les discours de haine. Faute de justice et de réconciliation entre Pristina et Belgrade, le dialogue a-t-il un sens ?

Propos recueillis par Bekim Bislimi Bekim Blakaj est le directeur exécutif du Fonds pour le droit humanitaire au Kosovo. Radio Evropa e Lirë (REL) : Voilà bientôt vingt ans que la guerre est finie entre le Kosovo et la Serbie, mais les politiciens parlent toujours de « réconciliation ». Celle-ci est-elle possible et quelles en sont les conditions ? Bekim Blakaj (B.B.) : On parle plutôt d’une normalisation des relations entre les deux pays, et pas d’une réconciliation au sens strict du terme. Si l’on parlait vraiment de réconciliation, il faudrait s’engager bien plus que tout ce qui a été fait jusqu’à présent. Cette guerre a produit un (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous