Grèce : le droit civil s’impose à la minorité musulmane de Thrace, pas la charia

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La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la Grèce dans une affaire d’héritage concernant une veuve musulmane de Thrace. Le gouvernement Syriza a fait prévaloir le droit civil sur la charia, prévue par le traité de Lausanne de 1923 pour régir les affaires internes de la minorité, mais la loi n’était toujours pas appliquée.

Par Marina Rafenberg Le 19 décembre, la Cour européenne des droits de l’Homme de Strasbourg (CEDH) a tranché : Chatitze Molla Sali, une citoyenne grecque de la minorité musulmane de Thrace occidentale, dans le nord-est du pays, a été discriminée du fait de sa religion et n’a pas eu accès à tous les droits dont bénéficient les autres citoyens grecs. L’histoire remonte au décès de son mari en 2008, qui lui avait légué tous ses biens par un testament de droit grec. Les deux sœurs du défunt ont aussitôt contesté le document, affirmant que la loi musulmane devait s’appliquer, et non la loi civile grecque. La requête des deux sœurs a été rejetée en (...)

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