La Bosnie-Herzégovine après les élections : « Quand on parle de désintégration, personne n’est innocent »

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Une fois de plus, les partis ethno-nationalistes ont raflé la mise lors des élections générales du 7 octobre. Pour l’emporter, ces indéboulonnables formations peuvent compter sur un solide réseau clientéliste et l’immixtion des pays voisins. Faute d’avenir, les jeunes votent avec leurs pieds. Interview.

Propos recueillis par Dženana Halimović Les partis ethno-nationalistes bénéficient d’une solide base électorale en Bosnie-Herzégovine. D’après Žarko Papić, analyste politique et directeur de l’Initiative pour une inclusion meilleure et plus humaine, ces formations compteraient pas moins d’un million « d’obligés » dans le pays, soit plus du tiers du corps électoral. Des hommes et des femmes qui leur doivent un emploi ou des pistons pour remporter des marchés publics et d’autres services. Cette situation, immuable depuis l’indépendance, contribue à obérer toute possibilité de changement et donc à priver d’avenir la population, qui préfère partir (...)

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