Du KGB aux guerres yougoslaves, le destin du mercenaire Eduardo ’Chico’ Rózsa-Flores

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Journaliste, mercenaire, révolutionnaire, assassin et poète, Eduardo Rózsa-Flores dit Chico (1960-2009) a brûlé sa vie, de La Paz à Budapest en passant Moscou et la Croatie. Formé à l’espionnage par le KGB, il bifurque vite vers les maquis fascistes. En 1991, il rejoint la garde nationale croate à Osijek, une milice oustachie, puis fonde la Brigade internationale des volontaires, qui rassemble des fanatiques de la Légion étrangère et de l’ultra-droite. Plus tard, il rejoindra l’Opus dei avant de se convertir à l’Islam. Récit.

Tristan Ranx est romancier (La cinquième saison du monde), journaliste (Libération, Technikart, Chronic’Art) et Docteur en Histoire (Université d’Oradea). Cet article a été publié originalement sur son blog Ruritanian resistance free press, sous le titre « J’ai retrouvé Eduardo Rózsa-Flores (mais il était déjà mort…) ».. Les trois corps sans vie sont recouverts de sacs-poubelle noirs et reposent à l’arrière d’un Pick-up Toyota. Deux jeunes sentinelles ahuries sont postées à côté du véhicule avec ordre de garder le précieux gibier du président Evo Morales. Nous sommes en Bolivie, le 16 avril 2009, à Santa Cruz de la Sierra. Sur ces trois hommes de la (...)

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