Bosnie-Herzégovine : pourquoi il n’y a pas de mouvement #metoo

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Dans une Bosnie-Herzégovine toujours très patriarcale, le harcèlement sexuel et les violences faites aux femmes restent tabous. De peur de l’opprobre, les victimes préfèrent se murer dans le silence malgré une législation censée les protéger. Aujourd’hui, les militantes féministes appellent à une prise de conscience rapide. Explications.

Par la rédaction Depuis l’apparition du hashtag #metoo, de nombreuses femmes victimes de harcèlement sexuel ont témoigné à travers le monde. Mais, étrangement, en Bosnie-Herzégovine la parole ne s’est pas libérée. Pour Masha Durkalić, journaliste et activiste, la Bosnie-Herzégovine est un pays où prédomine un système qui soutient les harceleurs et où tout ce qui appartient à la sphère privée reste confiné entre quatre murs : il faut laver son linge sale en famille. Cela entrave les témoignages publics de cas de violence, de harcèlement et d’abus sexuels. « Il faut beaucoup de courage pour que les violences sexuelles et le harcèlement soient (...)

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