Bosnie-Herzégovine : au Canton de Sarajevo, la logique du coup de force

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Dix jours après la chute de la coalition citoyenne qui dirigeait le canton de Sarajevo, la nouvelle majorité a tenté de former un gouvernement au mépris des lois et des procédures cantonales. Les rares élus qui ont tenté de s’opposer à ce « putsch » ont été menacés.

Aline Cateux Le 27 décembre, les trois partis formant la nouvelle coalition désormais majoritaire au sein du Parlement du canton de Sarajevo – le Parti de l’action démocratique (SDA), le Front démocratique (DF) et l’Union pour un meilleur avenir (SBB), la formation de l’oligarque Fahrudin Radončić – ont convoqué illégalement une session extraordinaire du Parlement cantonal, afin d’élire un nouveau gouvernement au mépris de toutes les procédures légales. Ce coup de force intervient après que le DF, le parti de Željko Komšić, a décidé de quitter la coalition « citoyenne » du canton, pour passer un accord politique avec les nationalistes du SDA et (...)

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