Albanie : les crimes de la dictature et le retour de la « vieille garde » communiste

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Musées, instituts, commémorations... On n’a jamais autant qu’aujourd’hui parlé des crimes du régime d’Enver Hoxha. Pourtant, le souvenir de la dictature stalinienne s’éloigne, tandis que plusieurs figures de la « vieille garde » de l’ancien Parti du travail d’Albanie (PPSh) ont fait leur retour sur le devant de la scène politique, à l’image de Gramoz Ruçi, à la tête du Parlement.

Par Louis Seiller En cet après-midi de novembre, la foule se presse sur les dalles de marbre du Musée national d’histoire. Pour leur deuxième édition, les « Jours de la mémoire » rassemblent un nombre important d’anciens prisonniers, d’universitaires et de responsables d’institutions, tant albanais qu’étrangers. Largement soutenu par l’Union démocrate-chrétienne d’Allemagne (CDU), et par sa fondation Konrad Adenauer, l’Institut pour la démocratie, les médias et la culture (IDMC) se veut à la pointe des enjeux mémoriels en Albanie en organisant des journées de conférences et de débats. Entre apathie et nostalgie, la société albanaise (...)

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