Tony Gatlif, le cinéaste qui célébrait les cultures roms, est décédé

Le réalisateur français qui comptait une vingtaine de films à son actif, dont les cultissimes « Latcho drom » et « Gadjo dilo », est mort à l’âge de 77 ans. « Je veux simplement défendre les victimes d’injustice » expliquait ce défenseur de la cause rom.

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Tony Gatlif, le cinéaste qui célébrait les cultures roms, est décédé
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Dans un communiqué adressé à l’AFP annonçant son décès, mercredi 2 septembre, à l’âge de 77 ans, sa famille lui a souhaité « Latcho Drom », une expression romani qui signifie « bon voyage ». Tony Gatlif restera dans les mémoires comme le réalisateur qui a porté à l’écran et célébré les cultures tsiganes et roms, dans des films où il est question d’exil, de déracinement, de liberté, et encore plus de musique. 

Né Michel Dahmani en 1948 à Alger, il revendiquait des racines berbère et kabyle par son père et tsigane par sa mère. Arrivé en France au début des années 1960, dans le contexte de la guerre d’Algérie, il se tourne vers le théâtre puis le cinéma. Latcho Drom (1993), un documentaire musical qui retrace l’errance des populations roms depuis l’Inde jusqu’à l’Europe, est remarqué dans le monde entier et récompensé à Cannes dans la section « Un certain regard ».

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