La Serbie continue de lutter contre plusieurs incendies de grande ampleur, dans un contexte de sécheresse, de températures élevées et de vents changeants. La situation reste particulièrement préoccupante dans la Deliblatska Peščara, une région sableuse du sud du Banat, dans la province autonome de Voïovodine (nord-est du pays), où plus de 3500 hectares ont déjà brûlé. Cette région, située entre le Danube et les Carpates, est une zone de refuge importante pour les oiseaux. Dans l’ouest du pays, sur le mont Stolovi, les flammes se rapprochent désormais de la forteresse médiévale de Maglič, classée monument culturel.
Le président Vučić s’est rendu dimanche dans la Deliblatska Peščara, accompagné notamment du ministre de l’Intérieur Ivica Dačić et du chef du Secteur des situations d’urgence, Luka Čaušić. Après avoir survolé la zone en hélicoptère, il a jugé l’ampleur des destructions « importante », tout en estimant qu’elle était moindre que ce qu’il avait imaginé.
« C’est très étrange, c’est réparti par endroits », a-t-il déclaré en observant les zones brûlées. « Le feu passe sur une petite partie, puis plus rien, tout redevient normalement vert, puis de nouveau une zone entièrement noire. » Le président a ajouté, sur un ton ironique : « Si on était un théoricien du complot complètement cinglé, on pourrait penser toutes sortes de choses. » Aucun élément communiqué par les autorités ne permet toutefois, à ce stade, d’établir l’origine criminelle des incendies.
Découvrez tous les contenus du Courrier des Balkans.
le premier mois puis 8€ par mois
Je m'abonneRésiliable à tout moment en quelques clics
- Un journal 100% indépendant
- Accédez à des fonctionnalités exclusives
- Explorez +10 ans d’archives sur les Balkans
Vous avez déjà un compte ? Se connecter



