À Kruševo, la langue aroumaine n’est pas une pièce de musée. On l’entend dans les rues, dans les conversations des habitants les plus âgés, dans certaines familles et lors des manifestations culturelles. Les vieilles maisons rappellent l’époque où les Aroumains comptaient parmi les communautés les plus importantes de la ville.
Mais en tendant l’oreille, une autre histoire se dessine derrière ces conversations : peu à peu, la langue disparaît des foyers.
« De moins en moins d’enfants parlent aujourd’hui l’aroumain à la maison », constate Aleksandra Nano, enseignante d’aroumain. Pour beaucoup, l’école est devenue le lieu où ils commencent véritablement à apprendre une langue qui, autrefois, se transmettait naturellement au sein des familles ».
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