« Si j’avais été à la place de Milošević en 1998, j’aurais procédé à un nettoyage ethnique du Kosovo. C’est la déclaration la plus difficile que j’aie jamais faite. Non pas au sens où ils [les Albanais du Kosovo] veulent nous liquider aujourd’hui, mais de manière qu’ils ne se sentent plus partie intégrante de la Serbie et retournent dans leur pays d’origine. »
Ces propos, la ministre serbe de l’Administration d’État et de l’Autonomie locale, Snežana Paunović, les a tenus le 11 juillet, lors d’une émission Youtube du tabloïd Kurir, favorable au gouvernement d’Aleksandar Vučić.
Ils ont provoqué un torrent de réactions, d’abord au Kosovo, où la ministre, elle-même originaire de Peja/Peć, a rapidement été déclaré persona non grata. Ils sont « la preuve que la Serbie ne s’est pas encore libérée de l’idéologie génocidaire et de la politique criminelle de Milošević qui ont engendré des guerres, des massacres et une honte historique », a par exemple réagi Andin Hoti, le fils de l’intellectuel et militant Ukšin Hoti, porté disparu depuis 1999, note le site Kossev.
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