Le «nettoyage mémoriel» à l’assaut des dernières traces du socialisme et de la Yougoslavie

Monuments renversés, rues rebaptisées… Depuis les années 1990, dans les républiques de l’ancienne Yougoslavie, les symboles du socialisme sont abattus au profit de nouveaux monuments réhabilitant le fascisme. Ainsi s’efface un pan entier de la mémoire. Mais aujourd’hui, dans un retournement de l’Histoire, des chercheurs commencent à se pencher sur le pouvoir d’émancipation du projet yougoslave. Nommer une rue à la mémoire de Tito serait-il susceptible de menacer l’ordre établi ? Entretien.

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À Belgrade, la rue du 29 novembre (date de la fondation de la Yougoslavie et de la fête nationale) est devenue le boulevard de Stéphane le despote
À Belgrade, la rue du 29 novembre (date de la fondation de la Yougoslavie et de la fête nationale) est devenue le boulevard de Stéphane le despoteDR.

Monuments renversés, rues rebaptisées… Depuis les années 1990, dans les républiques de l’ancienne Yougoslavie, les symboles du socialisme sont abattus au profit de nouveaux monuments réhabilitant le fascisme. Ainsi s’efface un pan entier de la mémoire. Mais aujourd’hui, dans un retournement de l’Histoire, des chercheurs commencent à se pencher sur le pouvoir d’émancipation du projet yougoslave. Nommer une rue à la mémoire de Tito serait-il susceptible de menacer l’ordre établi ? Entretien . . .

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