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Yougoslavie : ces écrivains qui travaillaient pour les services secrets

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Les services secrets yougoslaves puis serbes encourageaient et rétribuaient généreusement la « littérature d’espionnage », autrement dit les lettres de délation. Et plusieurs écrivains de renom ont usé de leur plume pour renseigner l’Udba, l’Ozna ou la DB, Dobrica Čosić en tête. Auteur ou espion, pas la peine de choisir...

L’expansion de la « littérature d’espionnage » à l’époque a été fort stimulée, et bien payée, par les services de renseignement militaire (Ozna), la police politique (Udba) et la sécurité d’Etat (DB). Il n’y a donc rien d’étonnant que certains grands noms de la littérature serbe n’aient pas osé demander l’ouverture des dossiers secrets : ils ont rédigé de nombreux documents qui se trouvent dans les archives. Le jour même ou d’éminents citoyens d’Užice demandaient que l’on donne à une rue ou une place de la ville le nom de Milutin Čolić, critique de théâtre et de cinéma du journal Politika, fondateur du festival Fest et écrivain très productif, j’ai reçu un texte de (...)

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