Le Petit Journal

Violences et discriminations : « les femmes de Roumanie n’osent pas rêver »

Violences domestiques, discriminations, notamment dans l’accès à l’emploi et la représentation politique : la situation des femmes roumaines ne s’améliore guère. Entretien avec Dina Loghin, présidente de la Fondation pour l’égalité des chances des femmes, une association basée à Iasi qui œuvre depuis 1996 pour les droits des femmes roumaines.

Propos recueillis par Marion Guyonvarc’h Le Petit Journal (P.J.) : Comment qualifieriez-vous la situation des femmes en Roumanie ?
 Dina Loghin (D.L.) : Dure, pour la majorité des femmes, et ce pour des raisons très variées : mères seules, chômeuses de longue durée, veuves… Celles qui ont un emploi ont des problèmes pour concilier vie professionnelle et vie de famille. Celles qui vivent dans le milieu rural sont à la limite de la pauvreté et dans un grand isolement. Les femmes de Roumanie n’osent pas rêver, et les seules aspirations qui leur sont offertes se matérialisent dans les publicités, sous la forme de cosmétiques, de détergents. (...)

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