UE-Turquie : enfermer les migrants, réprimer les mouvements, bombarder le Kurdistan

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Les ambitions de l’Union européenne sont claires : éviter que les migrants n’arrivent sur le sol européen, et pour cela payer le prix qu’il faudra. Celles de la Turquie également : disposer d’une marge de manœuvre plus large pour mettre en place librement la politique qu’elle entend mener. Au milieu se trouvent des milliers d’hommes, de femmes, d’enfants. L’opinion de Migreurop.

Par Migreurop Depuis le début de cette crise des politiques migratoires européennes camouflée en « crise des réfugiés », les institutions de l’Union européenne et ses États membres, ainsi que les pays tiers concernés (notamment les pays des Balkans) n’ont de cesse de tenir des discours à l’opposé des actions effectivement mises en place pour répondre à cette « crise » (éviter d’accueillir, ou alors en petit nombre, et externaliser soit dans les pays frontières soit hors de l’UE). Ainsi Federica Mogherini, haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, déclarait-elle le 15 septembre dernier « Si nous refoulons (...)

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