Turquie : après l’attentat d’Ankara

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La Turquie, en pleine campagne électorale, a été frappée samedi par l’attentat le plus meurtrier de son histoire. Alors que les partis de gauche pointent la responsabilité directe de la police et des autorités et que la plupart des formations politiques ont suspendu leur campagne, comment les élections du 1er novembre vont-elles se dérouler ? Décryptage.

Par Alexandre Billette Il était précisément 10h04 à Ankara ce samedi matin. Sur le boulevard qui fait face à la gare centrale de la capitale turque, des milliers de personnes s’apprêtent à prendre part à une grande marche pour la paix, initiée par des syndicats de gauche et des ONG, avec le soutien de partis politiques, notamment le Parti républicain du peuple (CHP, kémalistes de centre-gauche) et le Parti de la démocratie des peuples (HDP, pro-kurde de gauche). C’est dans le cortège de ce parti que deux bombes ont été déclenchées, apparemment au milieu de la foule. Selon le dernier bilan officiel, 97 personnes ont été tuées. L’association turque (...)

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