Huit ans. L’attente aura été longue et n’aura finalement servie à rien puisque les faits sont désormais prescrits. Un constat d’échec terrible pour les plaignants et pour l’ensemble de la société roumaine qui attendait que lumière soit faite sur ce qui s’est déroulé lors du tristement célèbre « meeting de la diaspora » sur la place de la Victoire de Bucares, le 10 août 2018.
De retour au pays pendant l’été, de nombreux Roumains de l’étranger manifestaient pacifiquement ce jour-là dans la capitale contre la corruption rongeant le pays. Ils étaient plus de 100 000 à dénoncer le rôle du Parti social-démocrate (PSD). Conduit par Liviu Dragnea – bien que la Première ministre était alors Viorica Dăncilă, le PSD démontait méthodiquement l’appareil judiciaire du pays. Un mois plus tôt, et sans motif tangible, la très populaire cheffe du Parquet anticorruption (DNA), Laura Codruța Kövesi, avait été révoquée. Depuis de longs mois, le PSD fait tout pour modifier le Code pénal et mettre en place des lois d’amnistie et de grâce pour blanchir les politiciens corrompus.
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