Violences contre les femmes en Roumanie : « l’affaire Caracal » souligne la faillite de l’État

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Une fille de 15 ans a été séquestrée, violée et assassinée à Caracal après avoir appelé trois fois les secours au téléphone. Ce « fait divers », vite devenu l’« affaire Caracal », a mis en lumière l’incompétence de la police et de la justice, éclaboussant aussi toute la classe politique.

Par Florentin Cassonnet Comme l’incendie de la discothèque Colectiv en octobre 2015, « l’affaire Caracal » est un fait divers qui secoue toute la société roumaine et fait trembler la classe politique. Alexandra Macesanu, 15 ans, a été kidnappée, séquestrée et violée mercredi 24 juillet par Gheorghe Dinca, un mécanicien de 65 ans. Avant d’être tuée, découpée en morceaux puis dissoute dans de l’acide, elle a eu le temps de prévenir les autorités en subtilisant le téléphone de son ravisseur, appelant à trois reprises le numéro d’urgence 112. Or, la police a mis pas moins de 19 heures pour arriver sur les lieux. Une incompétence insupportable, qui (...)

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