Serbie

Située au cœur des Balkans occidentaux, la Serbie compte officiellement environ 6,6 millions d’habitants. Plus grand pays de la région par sa population et son poids politique, économique et militaire, elle est candidate à l’adhésion à l’Union européenne depuis 2012.

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Depuis plusieurs années, la vie politique serbe est dominée par le Parti progressiste serbe (SNS) et le président Aleksandar Vučić. Le pays est régulièrement confronté à des critiques concernant l’état de droit, l’indépendance des médias, la corruption et la concentration du pouvoir. En parallèle, d’importantes mobilisations citoyennes ont marqué l’actualité récente, notamment autour des questions démocratiques, environnementales et de gouvernance.

La Serbie mène une politique étrangère d’équilibre entre son objectif proclamé d’intégration européenne et le maintien de relations étroites avec la Russie et la Chine. Au-delà de la question du Kosovo, qui demeure l’un des principaux dossiers diplomatiques du pays, Belgrade joue un rôle majeur dans les équilibres régionaux à travers ses liens avec les populations serbes des pays voisins, au Kosovo, en Bosnie-Herzégovine — notamment via la Republika Srpska — ainsi qu’au Monténégro. Cette politique est souvent perçue comme un facteur de déstabilisation dans les Balkans occidentaux.

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Dans le cadre de sa campagne aérienne en République fédérale de Yougoslavie, l’Alliance atlantique (Otan) a bombardé, le 23 avril 1999, le siège de la Radiotélévision de Serbie (Radiotelevizija Srbije, RTS) situé dans le centre de Belgrade, causant la mort de seize employés de la chaîne. De nombreux journalistes et organisations de défense des droits de l’homme ont critiqué, à l’instar de Reporters sans frontières (RSF), cette décision des alliés. « Le bombardement des locaux de la RTS représente un très dangereux précédent pour la presse », avait déclaré RSF. Tout en soulignant le caractère partisan et propagandiste de la télévision d’Etat de Serbie, l’organisation de défense de la liberté de la presse avait précisé que « la propagande ne peut être combattue qu’avec des mots, grâce à un long travail d’explication didactique, et certainement pas avec des bombes ».