Grèce

Avec 10,4 millions d’habitants, la Grèce, située à l’extrémité sud-est de l’Europe, est membre de l’Union européenne depuis 1981 et de la zone euro depuis 2001, elle occupe une position stratégique entre les Balkans, la Méditerranée orientale et le Moyen-Orient.

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Depuis la crise financière qui a profondément marqué le pays entre 2010 et 2018, la Grèce connaît une nouvelle stabilité apparente avec le gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis au pouvoir depuis 2019. Pourtant, malgré le retour de la croissance économique, la Grèce continue de faire face à des défis liés au coût de la vie, aux inégalités sociales, à la modernisation de l’État et à la confiance dans les institutions, tandis que plusieurs scandales de corruption ont affaibli le gouvernement conservateur à environ un an des élections.

Sur le plan international, Athènes s’affirme comme un acteur majeur de la Méditerranée orientale et des Balkans. Membre de l’OTAN et de l’Union européenne, la Grèce entretient des relations complexes avec la Turquie, notamment autour des questions maritimes, énergétiques et de la situation à Chypre.

Elle joue également un rôle important dans les Balkans occidentaux, où elle soutient l’intégration européenne de ses voisins tout en cherchant à renforcer son influence économique et diplomatique dans la région. Dernièrement, elle entend également se transformer en hub énergétique pour la région et a investi massivement pour transférer du GNL américain.

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Quelle idée se faisait-on à la fin des années 1990 sur les manifestations monstres de Thessalonique ou Athènes au début de la même décennie contre le nom constitutionnel de son voisin septentrional qui venait de proclamer l’indépendance ? La parution du livre de Nikos Kalampalikis intitulé Les Grecs et le mythe d’Alexandre : étude psychosociale d’un conflit symbolique à propos de la Macédoine permet de porter un regard quelque peu différent sur ce que l’on appelle en Grèce l’« affaire macédonienne »[[Maître de conférences à l’Institut de psychologie de Lyon II, l’auteur de ce livre dispense au lecteur un véritable cours de psychologie sociale. Son exposé est fort instructif pour ceux qui étudient cette discipline mais pas toujours pertinent pour ceux qui veulent en savoir plus sur le sujet traité, sujet qui constitue un cas d’école en la matière et qui se prête donc aux interprétations psychologiques les plus diverses. On ne comprend pas à quoi bon recourir à des références savantes et à des techniques d’analyse sophistiquées pour aboutir à des explications du même ordre que celles que le lecteur de ce genre d’ouvrage peut trouver tout seul au simple énoncé des faits. En fin de compte, on a un peu le sentiment que, si l’« affaire macédonienne » confirme avec brio le bien-fondé de tel ou tel aspect des théories ou des observations d’un Maurice Halbwachs, d’un Serge Moscovici et de tant d’autres auteurs cités par N. Kalampalikis, ces théories et ces observations n’apportent pas d’éclairage particulier sur l’« affaire ». Ces réserves mises à part, le livre est passionnant comme j’essaierai de le montrer ici avant de formuler quelques observations.]].