La partition, une solution réaliste pour le Kosovo
En présentant il y a quelques jours, à Belgrade et Pristina, son rapport sur le statut à donner au Kosovo, le médiateur de l’ONU, Martti Ahtisaari, montre qu’il est fin diplomate, tant l’esquisse de solution qu’il propose semble juste au vu des positions inconciliables des serbes et des albanais. Son rapport contente en effet partiellement la partie albanaise puisqu’il fait glisser la province, à travers l’adoption d’un hymne, d’un drapeau et l’autorisation d’occuper un siège dans les grandes organisations internationales, vers une indépendance dont le terme est toutefois soigneusement . . . Cet article est réservé aux abonné⋅es (Re)devenez abonné⋅e pour […]
Philippe Martinez[[Spécialiste des Balkans, Philippe Martinez a travaillé pour l'Ambassade de France à Sarajevo en 2000, pour l'Assemblée Parlementaire de l'OSCE en 2003 et 2004. Il est diplômé de l'INALCO en serbo-croate. Il travaille actuellement à l'Institut Français de Copenhague où il forme des militaires danois de la KFOR qui sont envoyés au Kosovo.]]
En présentant il y a quelques jours, à Belgrade et Pristina, son rapport sur le statut à donner au Kosovo, le médiateur de l’ONU, Martti Ahtisaari, montre qu’il est fin diplomate, tant l’esquisse de solution qu’il propose semble juste au vu des positions inconciliables des serbes et des albanais.
Son rapport contente en effet partiellement la partie albanaise puisqu’il fait glisser la province, à travers l’adoption d’un hymne, d’un drapeau et l’autorisation d’occuper un siège dans les grandes organisations internationales, vers une indépendance dont le terme est toutefois soigneusement . . .
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