Ils chantent comme des loups. Tony Gatlif, mon frère des Balkans

Cinéaste de la musique, des marges et de la mémoire nomade, Tony Gatlif s’est éteint en laissant derrière lui une œuvre immense. Son assistant et ami proche, Iljir Selimoski, livre ici un témoignage vibrant et intime sur l’homme, le parrain, et ce lien invisible qui l’unissait, à travers l’exil, aux montagnes des Balkans.

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7 min de lecture
Ils chantent comme des loups. Tony Gatlif, mon frère des Balkans
Iljir Selimoski avec Tony Gatlif©️ Archive personnelle

Un soir d’été, à Arles, Tony Gatlif m’a chanté une vieille polyphonie albanaise.

Nous venions de dîner. Il faisait très chaud. Nous étions rentrés dans l’appartement que nous avions loué. Je suis sorti fumer une cigarette devant la façade. C’est là que j’ai découvert que nous logions dans l’ancienne mairie d’Arles. L’inscription « Mairie » était encore visible.

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