Présidentielle au Monténégro : on vote pour la reine d’Angleterre, on élit un seigneur

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C’est dimanche le premier tour de l’élection présidentielle, et Milo Đukanović entend bien faire son grand retour. En effet, il n’est plus Premier ministre depuis 2016, et le président sortant, Filip Vujanović, ne pouvait plus se représenter. Mais pourquoi donc le « Gospodar », le « seigneur » du Monténégro, brigue-t-il donc cette charge, aux compétences théoriquement protocolaires et limitées ?

Par Srđan Janković La campagne électorale s’achève au Monténégro. Toute la question est de savoir si les citoyens vont élire une figure politiquement puissante, un véritable « gospodar » (« seigneur ») ou bien une simple personnalité protocolaire, une « reine d’Angleterre » avec un mandat de cinq ans. En réalité, quelles sont les compétences du Président du Monténégro par rapport aux autres institutions du pays ? D’après les juristes monténégrins et selon la Constitution, le chef de l’État n’a pas une grande autorité. Ses attributions sont avant tout protocolaires : il représente l’État à l’étranger, il désigne les ambassadeurs, il reçoit les lettres (...)

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