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Crise politique et malaise social : la Slovénie à l’heure de la rigueur

La Slovénie est officiellement entrée en récession à l’automne 2012, et les mesures d’austérité du gouvernement conservateur du Premier ministre Janez Janša puis de celle qui lui a succédé, Alenka Bratušek, ont provoqué une véritable révolte. Le petit pays réputé tranquille a connu de violentes manifestations durant tout l’hiver 2013. Aujourd’hui, la population est inquiète.

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Quelques repères

2 millions d’habitants
20.273 km²
République parlementaire
Taux de chômage : 11,8 %
Croissance (2012) : -2,3%
Prévisions de croissance (2013) : -1,6%

Les principaux acteurs :

Janez Janša : né en 1958, il dirige le Parti démocratique slovène depuis 1993. Il est chef du gouvernement depuis février 2012.

Borut Pahor : né en 1963, il devient Premier ministre en 2008 mais perd la confiance du Parlement en 2011. Il a été élu Président de la République le 2 décembre 2012.

Alenka Bratušek : née en 1970, Premier ministre depuis 2013, elle est battue lors du congrès de son parti en avril 2014 et choisit de renoncer à ses fonctions à la tête de l’exécutif afin de provoquer des élections anticipées.

Miroslav Cerar Jr. : né en 1953, ce professeur de droit constitutionnel a gagné les élections législatives anticipées de juillet 2014 en appelant au «retour de la morale» en politique.

Zoran Janković : né en 1953 en Serbie, ancien directeur du groupe Merkator, maire de Ljubljana depuis 2006; il crée un parti de gauche, Slovénie positive, qui arrive en tête des législatives du 4 décembre 2011.

Andrej Fištravec : le 17 mars 2013, ce candidat indépendant, sociologue de 56 ans, emporte la mairie de Maribor, seconde ville de Slovénie.

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