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16 décembre 1989, la révolution roumaine commence…

L’étincelle est venue de Timişoara, la capitale du Banat, avant que le mouvement ne gagne très vite tout le pays. Le 25 décembre 1989, les époux Ceauşescu étaient fusillés après une parodie de procès. Les médias occidentaux, qui ont largement couvert la révolution roumaine, ont reconnu leur traitement partial. Malgré une « transition » démocratique et économique bien difficile, la Roumanie a rejoint l’Otan en 2004 puis l’UE en 2007.

62 articles

Livres :

>La mort des Ceausescu : la vérité sur un coup d’Etat communiste
> L’aile tatouée
>La Roumanie vingt ans après : le chasseur de la Securitate
>La Roumanie post 1989
>Faire et vivre le postcommunisme. Les femmes roumaines face à la transition


Repères Chronologiques :

1965-1989 : Nicolae Ceauşescu dirige la Roumanie d’une main de fer dans la continuité du régime communiste établi à la sortie de la Seconde Guerre mondiale

16 décembre 1989 : des manifestations éclatent à Timişoara contre le transfert du pasteur protestant Laszlo Tokes.

21 décembre 1989 : le gouvernement organise un rassemblement de masse à Bucarest censé confirmer le soutien populaire au régime. Ce rassemblement tourne au soulèvement.

22 décembre 1989 : proclamation de la loi martiale. Ceauşescu prend la fuite. Ion Iliescu, Petre Roman et Gelu Voican établissent un gouvernement provisoire. Autrefois proche du Conducator, Ion Iliescu annonce la création du Front de salut national (FSN). Au même moment, des affrontements font des centaines de morts dans le pays.

25 décembre 1989 : procès expéditif et exécution de Nicolae Ceauşescu et de sa femme, dans la base militaire de Târgovişte.

20 mai 1990 : le FSN remporte les premières élections multipartites. Ion Iliescu est élu Président de la République. Il sera réélu en 1992. Petre Roman est nommé Premier ministre. Quelques jours plus tard, le gouvernement fait appel à des mineurs de province pour réprimer des manifestations de l’opposition qui fustige les anciens apparatchiks au pouvoir.

Septembre 1991 : nouvelles manifestations de mineurs. Le Premier ministre Petre Roman tombe.

1999 : création du Conseil national pour l’étude des archives de la Securitate (CNSAS) qui a pour mission de mettre à la disposition des citoyens roumains les dossiers et documents de la Securitate.

Janvier 2001 : loi de restitution des biens nationalisés par le régime communiste.

Mars 2004 : la Roumanie entre dans l’Otan

18 décembre 2006 : la Roumanie condamne officiellement les crimes du régime communiste, par la voix de son Président Traian Băsescu.

1er janvier 2007 : la Roumanie adhère à l’Union européenne

La Commission chargée de l’étude des archives de la Securitate a rendu publique le 16 octobre 2003 une toute première liste d’officiers de la Securitate. 33 noms publiés dans le Moniteur officiel et repris dans la presse roumaine. Cette liste est une victoire de l’aile « civique » représentée par les intellectuels Andrei Plesu, Mircea Dinescu et Horia Roman Patapievici sur ceux qui souhaitent encore conserver le secret sur cette période sombre de l’histoire roumaine. Pour l’initiateur de la « Loi d’accès aux dossiers » (n°187/1999), Constantin Ticu Dumitrescu, ces quelques noms si difficilement sortis de la naphtaline ne font qu’une goutte d’eau dans un océan de mensonge.