Depuis plusieurs semaines, les sites d’agences d’intérim albanaises multiplient les annonces de recrutement de couturières expérimentées destinées aux usines de confection italiennes. Les offres promettent un emploi régulier sous contrat italien, un salaire net à partir de 1300 euros par mois, treize mois de rémunération, des congés payés et un logement fourni par l’employeur. Une expérience minimale d’un an dans le secteur de la façon est exigée pour des candidates âgées de 20 à 50 ans. Les postes proposés se situent notamment à Pise, Bergame ou Pérouse.
Selon une agence contactée par Monitor, « les candidates recherchées doivent avoir une expérience dans le secteur de la façon des vêtements en Albanie ». Ces recrutements interviennent alors que l’industrie italienne du textile, de l’habillement et de la chaussure fait face à une pénurie de main-d’œuvre. D’après les données d’Unioncamere et du ministère du Travail, les entreprises italiennes prévoyaient environ 568 000 embauches en juillet 2026 et près de 1,5 million sur la période juillet-septembre. Dans le seul secteur textile-habillement-chaussure, les besoins s’élevaient à environ 7000 postes en juillet et 20 000 sur le trimestre, avec un taux de recrutement de 56,2 %.
Un autre facteur pèse : le règlement européen 2024/1781, qui interdit la destruction des produits invendus de vêtements et chaussures. Pour les grandes entreprises, l’interdiction s’applique depuis le 19 juillet 2026. Ce cadre pousse certains fabricants italiens à rapatrier une partie de la production afin de mieux maîtriser les volumes et les stocks.
Découvrez tous les contenus du Courrier des Balkans.
le premier mois puis 8€ par mois
Je m'abonneRésiliable à tout moment en quelques clics
- Un journal 100% indépendant
- Accédez à des fonctionnalités exclusives
- Explorez +10 ans d’archives sur les Balkans
Vous avez déjà un compte ? Se connecter



