La Serbie et Ramush Haradinaj : le dialogue ou le mandat d’arrêt ?

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Interpol a annulé l’avis de recherche lancé par Belgrade contre Ramush Haradinaj, mais la classe politique serbe reste dans l’embarras : faut-il discuter avec le Premier ministre du Kosovo dans le cadre du dialogue mené à Bruxelles et du processus de « normalisation » exigé par l’Union européenne, ou bien faut-il toujours tenter d’exiger son arrestation ?

Par Ljudmila Cvetković Pour les autorités serbes, pas question de changer de position. Ramush Haradinaj est et restera un criminel. C’est en tout cas ce qu’a déclaré à la Radio-télévision de Serbie (RTS) le ministre de la Défense Aleksandar Vulin : « Il est notre devoir qu’un jour justice soit faite ». Ce dernier a précisé que la Serbie n’était pas revenue sur son avis de recherche, qu’elle n’avait pas modifié son acte d’accusation et que Ramush Haradinaj serait arrêté s’il pénétrait sur le territoire serbe. « Nous n’avons pas renoncé et nous allons nous battre pour rectifier cette erreur », a expliqué le chef de la diplomatie, Ivica Dačić, suite à (...)

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