Scandale Novartis : en Grèce, les labos pharmaceutiques ne connaissent pas la crise

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L’affaire fait les gros titres en Grèce depuis plusieurs semaines. Le laboratoire suisse Novartis est accusé d’avoir soudoyé plusieurs milliers de médecins, mais aussi des élus de premier plan, pour écouler ses médicaments à des prix gonflés. Jeudi 22 février, le Parlement grec a ouvert une commission parlementaire pour épauler la justice. Un scandale révélateur de la corruption galopante dans le milieu médical.

Par Marina Rafenberg Plus de 4000 médecins, mais aussi dix hommes politiques, dont l’ancien Premier ministre conservateur Antonis Samaras et l’actuel Commissaire européen aux migrations Dimitris Avramopoulos qui fut ministre de la Santé de 2006 à 2009, sont accusés d’avoir reçu des pots-de-vin du laboratoire pharmaceutique suisse Novartis. Ces pratiques auraient coûté à l’État grec environ trois milliards d’euros, alors que le pays n’a eu de cesse de couper son budget santé à cause de l’austérité imposée par la Troïka pour assainir ses finances publiques. L’enquête Novartis a été ouverte en décembre 2016 sur la base d’informations du FBI et de la (...)

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