« Révolution fiscale » en Roumanie : travailler plus pour gagner moins

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La Roumanie connaît à la fois la plus forte croissance et l’un des plus fort taux de pauvreté de l’Union européenne. Avec la réforme du Code fiscal, passée en urgence en novembre 2017 par le gouvernement PSD, les employeurs sont presque exonérés de charges sociales, les prélèvements étant imputés aux salarié.e.s. Les plus touché.e.s travaillent dans le privé, à temps partiel.

Par Florin Poenaru L’histoire d’une femme de ménage fait le buzz sur Internet en Roumanie. Elle travaille à temps partiel, gagnant un peu plus de 100 euros par mois. Une fois les cotisations de sécurité sociale et de retraite prélevées sur son salaire, conformément à la « révolution fiscale » passée par ordonnance d’urgence en novembre dernier, elle se retrouve à devoir de l’argent à l’État. Depuis le 1er janvier 2018 et la mise en œuvre de la réforme, une foule d’exemples sont apparus sur la Toile. La plus grande part des cotisations de pensions de retraite et de sécurité sociale sont désormais déduites du salaire des travailleurs : 35% part en (...)

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