Roumanie : après la révolte, le temps de la « nouvelle opposition »

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Plus de trois mois ont passé depuis les grandes manifestations de l’hiver. Face à un système politique usé par la corruption, de nouveaux partis issus de la société civile tentent de proposer une offre alternative. L’Union Sauver la Roumanie, fondée par Nicușor Dan, fait figure de précurseur. Le Courrier des Balkans a rencontré l’un de ses cadres, Șerban Marinescu, qui veut « redonner voix à la rue ». Interview.

Propos recueillis par Laura-Maria Ilie Architecte de formation, Șerban Marinescu est entré en politique comme soutien de Monica Macovei lors de la campagne présidentielle de 2014, devenant l’un des membres fondateurs du parti M10. Il a quitté M10 en 2016 pour rejoindre l’USR. Il est connu pour avoir dénoncé le maire de Râmnicu-Vâlcea à la Direction nationale anti-corruption en 2013. Il s’était vu, avec des collègues, réclamer des pots-de-vin dans le cadre d’un appel d’offres pour la rénovation d’une place de la ville. Aux dernières élections législatives de décembre, il s’est présenté dans la région de Teleorman, le fief du puissant chef du (...)

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