Roumanie : Radu Jude, un cinéma qui exhume les « taches noires » de l’histoire

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Après l’Ours d’argent à la Berlinale pour Aferim ! en 2015, il vient de recevoir l’Ours d’or pour son dernier film tourné pendant la pandémie, Bad Luck Banging or Loony Porn. Radu Jude s’impose comme un pilier de la « Nouvelle vague » du cinéma roumain. En appuyant là où ça fait mal. Entretien et portrait.

Par Nikola Radić Radu Jude n’a que 43 ans mais déjà une riche filmographie, passée de sujets intimistes à un registre plus historique et sociopolitique. Le cinéaste roumain a en effet débuté avec des drames et comédies dramatiques ancrés dans la Roumanie contemporaine, comme La Fille la plus heureuse du monde (2009) ou encore Papa vient dimanche (2012), avant de conquérir les festivals internationaux en 2015 avec Aferim !, évocation de l’esclavage des Roms, pour lequel il a reçu l’Ours d’argent de la meilleure réalisation à la Berlinale. Pourquoi ce virage ? « Le physicien Richard Friedman disait que chaque réponse à un pourquoi peut amener un (...)

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