Albanie : l’opposition, la démocratie et le mythe de la « communauté internationale »

| |

La tentation est constante, en Albanie, de s’en remettre à la protection de la « communauté internationale ». Pourtant, celle-ci a fait son choix : elle soutient le régime d’Edi Rama, malgré ses atteintes à la démocratie ou ses liens avec le crime organisé. L’opposition doit donc apprendre à penser par elle-même. L’analyse de Fatos Lubonja.

Traduit par Katerina Sula Deux signaux contradictoires envoyés par l’opposition ont récemment attiré mon attention. Le premier, c’est la lettre adressée à un certain nombre d’ambassadeurs occidentaux par la mairesse de Shkodra, Voltana Ademi, demandant la création d’une commission internationale chargée de résoudre « l’affaire de Shkodra ». L’ambassadeur d’Autriche a cru intelligent de répondre que nous étions en 2019, pas en 1913 ! La seconde est une déclaration du chef de l’opposition, Lulzim Basha, selon laquelle nous devrions résoudre nos problèmes nous-mêmes, et non plus attendre que la solution vienne des internationaux. La politique (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous