Serbie : les déchets toxiques, une bombe à retardement

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Chaque année, la Serbie produit 80 000 tonnes de déchets toxiques et n’a aucune capacité de les traiter. Elles les exportent donc vers l’Union européenne, très cher, ce qui sera interdit à partir de 2020. Alors que le pays abrite aussi 300 000 tonnes de déchets anciens, le gouvernement semble inconscient de l’ampleur de la catastrophe écologique qui s’annonce.

Par Saša Petrović Plusieurs dépôts sauvages de déchets industriels toxiques ont été découverts ces derniers mois en Serbie. Une fosse remplie de dérivés pétroliers a été trouvée à Apatin, un dépôt souterrain contenant 1500 tonnes de déchets toxiques à Novi Sad... Le point de départ de cette série de découvertes embarrassantes se situe à Obrenovac. En décembre 2017, dans trois endroits situés aux alentours de cette ville dépendant de la mairie du Grand Belgrade, on a retrouvé près de 25 000 tonnes de déchets toxiques enterrés dans le sol. Dès la fin août, les habitants avaient signalé à la police municipale des activités louches à Vukićevica, dans la (...)

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