Croatie : l’avortement et la contraception sont des enjeux de santé publique

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En Croatie, de plus en plus de médecins refusent de pratiquer l’avortement au nom de leur « objection de conscience », mais au risque de mettre en danger la santé de leurs patientes. Gynécologue obstétricienne, Jasenka Grujić dénonce la « cléricalisation » de la médecine.

Traduit et adapté par Chloé Billon (article original) Jasenka Grujić, gynécologue obstétricienne, est née en 1951 dans une famille de médecins de Zagreb. C’est l’une des rares en Croatie à s’exprimer haut et fort pour défendre le droit à l’avortement et réclamer une régulation de l’objection de conscience. Elle a passé les 20 premières années de sa carrière à l’hôpital public, d’abord comme médecin urgentiste puis au planning familial de l’Hôpital pour enfants de la rue Klaićeva. Depuis 1994, elle travaille dans son propre cabinet de gynécologie à Zagreb. Novosti : Vous avez commencé votre carrière comme urgentiste. Jasenka Grujić (J.G.) : Oui, je n’ai (...)

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