Corruption en Roumanie : « Pourquoi changer une équipe qui fait match nul ? »

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La Roumanie se divise aujourd’hui en deux camps apparemment irréconciliables : d’un côté les « politiciens corrompus » et de l’autre ceux qui se battent pour « une politique propre ». Est-ce le combat entre des gens favorables au maintien d’une société féodale et des révolutionnaires ? L’anthropologue Radu Umbreș décortique le mythe de la corruption, « relation sociale basée sur la confiance ». Entretien.

Propos recueillis par Fl. Cassonnet et L. M. Ilie CdB : Donc le système patron-client aide les gens à survivre mais a aussi intérêt à les maintenir dans une état de dépendance ? R.U. : C’est pour cette raison que le système est très stable. C’est sûrement aussi pour cela que le mouvement anti-corruption a cette fibre révolutionnaire, renverser la table de l’ancien régime pour faire advenir le nouveau régime, plutôt que par le changement social progressif. Cela s’est transformé en « nous les purs contre eux les corrompus », une sorte de guerre où ce sera la plus grande faction qui gagnera, celle qui a le plus de votes, le plus de gens dans la (...)

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