Cinéma en Serbie : « Museum of the Revolution », la création dans les ruines

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En compétition au Sarajevo Film Festival, le dernier documentaire Museum of the Revolution du cinéaste serbe Srđan Keča nous emmène à Novi Beograd dans les ruines d’une utopie yougoslave, un musée qui n’a jamais vu le jour, où vit aujourd’hui une petite communauté rom. Entretien.

Propos recueillis par Nikola Radić Une conscience politique aiguë traverse tous les films de Srđan Keča, l’un des documentaristes serbes les plus en vue de la « nouvelle génération ». Dans ses courts- et moyens métrages, il ne cesse d’interroger des sujets éminemment politiques. Ainsi, dans Pismo ocu - (Lettre au père, 2011), la forme cinépistolaire lui a notamment permis de se pencher sur les guerres en Yougoslavie. Une question déjà abordée dans After the War (2006), en immersion parmi les Goranci, communauté montagneuse dans le Sud du Kosovo. Après Mirage (2011), une escale à Dubaï, ville-pieuvre aux tentacules grandissants, ses ouvriers (...)

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